B.2.7 Z591

L'objectif de ce tir était encore une fois de générer la pression la plus forte possible sur un échantillon de cuivre usiné dans le retour de courant. La principale difficulté de la déconvolution des signaux mesurés par les visars vient du fait que la face arrière des échantillons était plane, mais la face avant était cylindrique (voir figure B.8). Les effets 2D peuvent alors avoir joué un rôle, dont on ignore actuellement l'importance.

Figure: tir z591: charge coaxiale (mesures en $\, \mathrm{mm}$)
\rotatebox{-90}{\includegraphics[height=0.5\textwidth]{figures/z591_coax.ps}}

Le rayon du retour de courant a été fixé à la valeur la plus petite tolérable, afin de produire la pression la plus forte possible à courant fixé. Afin de ne pas trop réduire le diamètre final du barreau central, le gap a été réduitB.9. De plus, cette réduction du gap permettait de réduire l'inductance du secondaire et donc d'améliorer l'efficacité du schéma. Enfin, ceci constituait un test, le comportement de tels gaps n'étant pas connu.

Le champ magnétique stabilisateur $B_z$ a été augmenté à $2.5 \, \mathrm{T}$, ce qui ne présentait pas de risques compte tenu de l'absence de pinch et du fait que cette valeur n'était pas très différente des $2 \, \mathrm{T}$ déjà utilisée avec succès lors de tirs précédents. Sur le dessin mécanique, on peut noter les positions des VISARs et des Bdots , pour le primaire et la charge ainsi que la bobine (zone orangée, en partie coupée sur la vue présentée ici) servant à générer le champ magnétique stabilisateur. Le rayon de courbure assez important (comparé aux dimensions du système) des fibres visar et des câbles des Bdots na pas été un problème pour ce tir mais reste un facteur limitant sur la géométrie de la charge.

Figure B.9: tir z591
\rotatebox{-90}{\includegraphics[height=\textwidth]{figures/z591_num.ps}} \rotatebox{90}{\includegraphics[height=\textwidth]{figures/z591_resu.ps}}

Figure B.10: tir z591: signaux VISARs
\rotatebox{-90}{\includegraphics[height=\textwidth]{figures/z591_visars.ps}}

Encore une fois, les Bdots entre la charge elle-même et l'injection du secondaire ne sont pas vraiment en accordB.10, mais en plus le courant injecté dans la simulation numérique n'est pas assez proche du courant expérimental. Il y a donc sans doute eu des pertes dans le gap d'injection. La Bdot de la charge ne mesure pas un courant aussi important que la simulation le prédisait, alors que les mesures VISARs sont très proches de la pression prédite par les simulations numériques Mach2 ( $5.4 \, \mathrm{Mbar}$ prévus). Une fibre VISAR a eu un problème d'alignement (en effet, la fibre n'est pas parfaitement perpendiculaire à l'échantillon), ce qui explique le signal mp-23 qui aurait normalement dû être superposé au signal mp-13. Il faut tout de même signaler que du fait du choc dans l'épaisseur de l'échantillon, le Visar n'a pas pu mesurer la montée en pression de façon continue, donc il a fallut ajouter deux franges. Ces deux franges correspondent aux nombre minimum de franges que l'on peut ajouter pour que le résultat de la mesure ait un sens physique.



Notes

... réduitB.9
En effet, des simulations numériques Mach2 avaient montré la possibilité d'une compression du barreau central
... accordB.10
Alors que avant le crowbar, ces Bdots auraient dû voir le même courant
Mathias.Bavay_at_ingenieurs-supelec.org - juillet 2002